Amendement n° 4 (Article 2) — proposition de loi tendant à l’instauration de peines planchers pour certains crimes et délits
Suivi descriptif : le site ne donne pas de sens
Sujet clivant : deux visions s’opposent sur le but lui-même. Le site décrit le texte sans dire s’il est favorable. Pourquoi ?
Le présent amendement vise à reprendre la rédaction proposée par le Groupe Horizons & Indépendants dans le cadre de sa niche parlementaire du 2 mars 2023 et telle que modifiée par amendement en séance publique. Sujet suivi en mode descriptif : le site ne dit pas s’il va dans le bon sens ; les visiteurs peuvent donner leur avis.
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Le présent amendement vise à reprendre la rédaction proposée par le Groupe Horizons & Indépendants dans le cadre de sa niche parlementaire du 2 mars 2023 et telle que modifiée par amendement en séance publique. Le Groupe défendait alors l’instauration d’une peine plancher d’un an d’emprisonnement pour les violences commises en état de récidive légale sur des personnes exerçant une mission de service public ou…
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Dispositif
Rédiger ainsi cet article :
« L’article 132‑19‑1 du code pénal est ainsi rétabli :
« Art. 132‑19‑1. – Pour les délits mentionnés aux 4° et 4° bis des articles 222‑12 et 222‑13, au 4° de l’article 222‑14‑1 et aux articles 222‑14‑5 et 222‑15‑1, commis en état de récidive légale, la peine d’emprisonnement ne peut être inférieure à un an d’emprisonnement.
« Toutefois, la juridiction peut prononcer, par une décision spécialement motivée, une peine inférieure à ce seuil ou une peine autre que l’emprisonnement en considération des circonstances de l’infraction, de la personnalité de son auteur ou des garanties d’insertion ou de réinsertion présentées par celui-ci.
« Les dispositions du présent article ne sont pas exclusives d’une peine d’amende et d’une ou plusieurs peines complémentaires. »
Exposé Sommaire
Le présent amendement vise à reprendre la rédaction proposée par le Groupe Horizons & Indépendants dans le cadre de sa niche parlementaire du 2 mars 2023 et telle que modifiée par amendement en séance publique. Le Groupe défendait alors l’instauration d’une peine plancher d’un an d’emprisonnement pour les violences commises en état de récidive légale sur des personnes exerçant une mission de service public ou sur leur famille. Autrement dit, de la fermeté envers les récidivistes qui violentent les visages de la République avec l’instauration d’une peine minimum ciblée, raisonnable et utile.
La proposition du Rassemblement National repose sur un rétablissement généralisé des peines planchers en matière criminelle et délictuelle, une mesure qui a déjà démontré son inefficacité entre 2007 et 2014. Elle aurait effectivement vocation à s’appliquer à l’ensemble des crimes et délits commis en état de récidive légale d’une part et d’autre part à l’ensemble des primodélinquants condamnés pour des infractions commises à l’endroit des personnes chargées d’une mission de service public ou pour trafic de stupéfiants.
L’inclusion des primo-délinquants dans ce dispositif interroge tant le Groupe Horizons & Indépendants est convaincu que la peine minimale n’a un réel effet dissuasif que dans les cas de récidive. En outre, le choix des infractions, à savoir celles commises à l’encontre des personnes chargées d’une mission de service public et celles liées au trafic de stupéfiants est surprenant : si l’on comprend l’intention de s’assurer d’une grande fermeté lorsqu’une infraction est commise sur une personne dépositaire de l’autorité publique ; on comprend mal l’association avec le trafic de stupéfiant qui, s’il peut conduire à des atteintes aux personnes, n’en est pas une en tant que telle. Cela pose donc la question de l’exclusion, par exemple, des violences intrafamiliales.
S’agissant plus spécifiquement du trafic de stupéfiant, les différentes études réalisées sur le sujet démontrent bien que la faiblesse du système français dans la lutte contre le narcotrafic ne réside pas dans la réponse pénale. La France est l’un des pays qui sanctionne le plus fermement le trafic de stupéfiant et n’arrive pas pour autant à l’endiguer : cette lutte ne peut être qu’internationale, suppose de repenser notre procédure pénale (et non notre droit pénal), de sécuriser nos infrastructures portuaires, de créer un parquet national dédié, d’étendre le statut des repentis ou encore de mieux lutter contre le blanchiment.
Où en est ce texte ?
En discussion à l’Assemblée depuis le 31 octobre 2024
Dossier législatif : Instauration de peines planchers pour certains crimes et délits · tous les textes suivis de ce dossier
- 17 sept. 2024Assemblée (1re lecture) : dépôt du texte
- 9 oct. 2024Assemblée (1re lecture) : examen en commission
- 23 oct. 2024Assemblée (1re lecture) : examen en commission
- 30 oct. 2024Assemblée (1re lecture) : examen en commission
- 31 oct. 2024Assemblée (1re lecture) : discussion en séance publique
Signataires
Cosignataires 26
Xavier Albertini HOR
Henri Alfandari HOR
Thierry Benoit HOR
Sylvain Berrios HOR
Bertrand Bouyx HOR
Jean-Michel Brard HOR
Nathalie Colin-Oesterlé HOR
Agnès Firmin Le Bodo HOR
Félicie Gérard HOR
François Gernigon HOR
Pierre Henriet HOR
François Jolivet HOR
Thomas Lam HOR
Didier Lemaire HOR
Lise Magnier HOR
Laurent Marcangeli HOR
Pierre Marle HOR
Jérémie Patrier-Leitus HOR
Béatrice Piron HOR
Jean-François Portarrieu HOR
Isabelle Rauch HOR
Xavier Roseren HOR
Laetitia Saint-Paul HOR
Vincent Thiébaut HOR

