Amendement n° 1170 (Article 3 bis) — apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants
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Texte favorable à la cause · importance ●●
Critère de la cause « Violences faites aux femmes et intrafamiliales » : protège mieux ou plus vite les victimes.
Le présent amendement précise que la mission de protection et d'information déjà exercée par le réseau consulaire comprend l'information et l'orientation des Français de l'étranger victimes de ces violences : dispositifs de protection locaux, services d'interprétariat et d'aide juridique déjà. Ce texte va dans le sens de la cause « Violences » : il protège mieux ou plus vite les victimes.
Référence : Convention d’Istanbul (Conseil de l’Europe) sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes
Les Français établis hors de France victimes de violences sexuelles, sexistes ou intrafamiliales cumulent souvent l'isolement propre à ces violences avec l'éloignement familial, la barrière de la langue et la méconnaissance d'un système juridique étranger, autant de facteurs supplémentaires d'emprise et d'obstacles à l'accès à la protection. L'article 3 bis de la présente proposition de loi leur ouvre la possibilité…
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Dispositif
I. – Dans le cadre de leurs missions de protection et d’information des Français établis hors de France, les autorités consulaires informent et orientent les Français victimes de violences sexuelles, sexistes ou intrafamiliales résidant à l’étranger. Cette information porte notamment sur les dispositifs de protection existants dans l’État de résidence, sur les droits garantis par le droit local et par le droit français, sur les services d’interprétariat et d’aide juridique accessibles dans l’État de résidence, sur la possibilité de déposer plainte par voie électronique prévue à l’article 15‑3-1‑2 du code de procédure pénale ainsi que sur les modalités d’accompagnement disponibles en cas de retour en France.
II. – Un décret précise les modalités d’application du présent article, notamment les conditions dans lesquelles les postes consulaires orientent les victimes vers les associations locales et les autorités compétentes de l’État de résidence.
Exposé Sommaire
Les Français établis hors de France victimes de violences sexuelles, sexistes ou intrafamiliales cumulent souvent l'isolement propre à ces violences avec l'éloignement familial, la barrière de la langue et la méconnaissance d'un système juridique étranger, autant de facteurs supplémentaires d'emprise et d'obstacles à l'accès à la protection. L'article 3 bis de la présente proposition de loi leur ouvre la possibilité de déposer plainte par voie électronique depuis leur pays de résidence ; encore faut-il qu'ils en soient informés et puissent être orientés.
Cette situation a été documentée par l'association Women Lisboa Portugal (WLPT) dans une contribution transmise en août 2026 à la sous-commission pour l'égalité et la non-discrimination de l'Assemblée de la République portugaise, qui appelle à garantir aux victimes étrangères un accès effectif à l'information, à l'interprétariat et à l'assistance juridique. Le rapport du GREVIO (Groupe d'experts sur la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique, mécanisme de suivi de la Convention d'Istanbul) sur le Portugal (2025) confirme par ailleurs un écart persistant entre un cadre juridique protecteur et son application effective. Si ces éléments sont documentés s'agissant du Portugal, la difficulté qu'ils révèlent, un accès insuffisant à l'information et à l'accompagnement, concerne l'ensemble des Français établis hors de France, quel que soit leur pays de résidence.
Le présent amendement précise que la mission de protection et d'information déjà exercée par le réseau consulaire comprend l'information et l'orientation des Français de l'étranger victimes de ces violences : dispositifs de protection locaux, services d'interprétariat et d'aide juridique déjà accessibles dans le pays de résidence, possibilité de déposer plainte en ligne ouverte par l'article 3 bis, et orientation vers les associations et les autorités locales compétentes. Une politique intégrale de lutte contre les violences sexuelles et sexistes doit garantir que la protection puisse, elle aussi, franchir les frontières.
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Transmis au Sénat depuis le 13 octobre 2026
Dossier législatif : Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants · tous les textes suivis de ce dossier
Voir les 8 étapes précédentes
- 11 août 2026Assemblée (1re lecture) : dépôt du texte
- 16 sept. 2026Assemblée (1re lecture) : examen en commission
- 17 sept. 2026Assemblée (1re lecture) : examen en commission
- 21 sept. 2026Assemblée (1re lecture) : examen en commission
- 22 sept. 2026Assemblée (1re lecture) : examen en commission
- 23 sept. 2026Assemblée (1re lecture) : examen en commission
- 1 oct. 2026Assemblée (1re lecture) : examen en commission
- 1 oct. 2026Assemblée (1re lecture) : discussion en séance publique
- 2 oct. 2026Assemblée (1re lecture) : discussion en séance publique
- 5 oct. 2026Assemblée (1re lecture) : discussion en séance publique
- 6 oct. 2026Assemblée (1re lecture) : discussion en séance publique
- 7 oct. 2026Assemblée (1re lecture) : discussion en séance publique
- 9 oct. 2026Assemblée (1re lecture) : discussion en séance publique
- 13 oct. 2026Assemblée (1re lecture) : discussion en séance publique
- 13 oct. 2026Assemblée (1re lecture) : texte adoptée
- 13 oct. 2026Sénat (1re lecture) : dépôt du texte
Signataires
Auteur·e 1 Texte dans le sens de la cause
Cosignataires 88 Texte dans le sens de la cause
Pieyre-Alexandre Anglade EPR
Gabriel Attal EPR
Olivier Becht EPR
Marie-Sophie Bernadeau EPR
Élisabeth Borne EPR
Éric Bothorel EPR
Chantal Bouloux EPR
Anthony Brosse EPR
Danielle Brulebois EPR
Stéphane Buchou EPR
Françoise Buffet EPR
Céline Calvez EPR
Danièle Carteron EPR
Vincent Caure EPR
Lionel Causse EPR
Jean-René Cazeneuve EPR
Pierre Cazeneuve EPR
Pauline Cestrières EPR
Yannick Chenevard EPR
François Cormier-Bouligeon EPR
Julie Delpech EPR
Benjamin Dirx EPR
Nicole Dubré-Chirat EPR
Marc Ferracci EPR
Voir les 64 autres cosignataires
Jean-Marie Fiévet EPR
Moerani Frébault EPR
Jean-Luc Fugit EPR
Thomas Gassilloud EPR
Anne Genetet EPR
Olga Givernet EPR
Guillaume Gouffier Valente EPR
Olivia Grégoire EPR
Emmanuelle Hoffman EPR
Sébastien Huyghe EPR
Catherine Ibled EPR
Jean-Michel Jacques EPR
Guillaume Kasbarian EPR
Brigitte Klinkert EPR
Daniel Labaronne EPR
Amélia Lakrafi EPR
Sandrine Lalanne EPR
Benoît Larrouquis EPR
Alim Latrèche EPR
Michel Lauzzana EPR
Sandrine Le Feur EPR
Didier Le Gac EPR
Constance Le Grip EPR
Annaïg Le Meur EPR
Nicole Le Peih EPR
Marie Lebec EPR
Vincent Ledoux EPR
Patricia Lemoine EPR
Brigitte Liso EPR
Marie-Philippe Lubet EPR
Sylvain Maillard EPR
Bastien Marchive EPR
Christophe Marion EPR
Sandra Marsaud EPR
Alexandra Martin (Gironde) EPR
Denis Masséglia EPR
Graziella Melchior EPR
Ludovic Mendes EPR
Nicolas Metzdorf EPR
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Natalia Pouzyreff EPR
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Anne-Sophie Ronceret EPR
Jean-François Rousset EPR
Mikaele Seo EPR
Charles Sitzenstuhl EPR
Bertrand Sorre EPR
Violette Spillebout EPR
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Jean Terlier EPR
Prisca Thevenot EPR
Stéphane Travert EPR
Annie Vidal EPR
Corinne Vignon EPR
Christopher Weissberg EPR
Caroline Yadan EPR
