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Amendement 28 septembre 2026 · Violences · Rejeté

Amendement n° 684 (Article 68) — apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants

Texte favorable à la cause

Critère de la cause « Violences faites aux femmes et intrafamiliales » : protège mieux ou plus vite les victimes.

Nous souhaitons donc par cet amendement garantir l'affectation de ces crédits. Ce texte va dans le sens de la cause « Violences » : il protège mieux ou plus vite les victimes.

Référence : Convention d’Istanbul (Conseil de l’Europe) sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes

Par cet amendement, le groupe La France insoumise souhaite que les crédits alloués à la lutte contre les violences sexuelles, sexistes et intrafamiliales contre les femmes et les enfants permettent la mise en oeuvre des séances d'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) prévues par la loi n° 2001-588 du 4 juillet 2001 relative à l'interruption volontaire de grossesse et à la contraception.Nous…

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Dispositif

Après l’alinéa 6, insérer l'alinéa suivant :

« 3° bis A la mise en oeuvre des séances d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle prévues par la loi n° 2001‑588 du 4 juillet 2001 relative à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception »

Exposé Sommaire

Par cet amendement, le groupe La France insoumise souhaite que les crédits alloués à la lutte contre les violences sexuelles, sexistes et intrafamiliales contre les femmes et les enfants permettent la mise en oeuvre des séances d'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) prévues par la loi n° 2001-588 du 4 juillet 2001 relative à l'interruption volontaire de grossesse et à la contraception.

Nous ne sommes pas dupes : cet article n'est qu'un article d'affichage non-contraignant, dans lequel "la Nation s'engage" à allouer un tel budget pendant 5 ans, alors même que les 3 milliards ne sont pas dans le PLF pour 2027. Le 15 septembre 2026, Sébastien Lecornu dans une tribune a annoncé 1,5 milliards d’euros contre les violences sexistes et sexuelles et 2,6 milliards pour la protection de l’enfance dans un contexte de censure. Une somme en dessous des demandes des associations et qui n’est qu’un enfumage : les services de Matignon ont précisé au Monde que ces montants n’annoncent pas un effort budgétaire supplémentaire mais correspondent, en réalité, aux sommes aujourd’hui consacrées à la prise en charge de ces violences dans plusieurs postes budgétaires (justice, police, santé…). Ce chiffrage, qui n’avait jamais été effectué, vise avant tout, selon Matignon, « à souligner ce que l’Etat investit déjà dans cette politique publique ». La même question se pose pour les recrutements : la tribune annonce ainsi 300 magistrat·es et 700 enquêteur·ices, soit « les engagements déjà pris par la chancellerie et Beauvau, indépendamment de la loi intégrale ».

Par ailleurs, le tableau contenu dans cet article indique seulement 3 milliards par an sans ventiler cette somme par secteur ou ministère. Nous souhaitons donc rappeler par cet amendement l'importance de la mise en oeuvre de l'EVARS, essentielle à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et intrafamiliales, à la fois pour la détection et la prévention de ces violences et pour construire une culture du consentement, du respect et de l'égalité. En décembre 2025, l'Etat a été condamné pour son inaction suite à la saisine du Planning Familial, Sidaction et SOS homophobie. Le tribunal administratif de Paris a ainsi reconnu que l'Etat avait manqué à son obligation d'organiser les séances d'EVARS prévues par la loi du 4 juillet 2001. Pour rappel, les associations estiment que 620 millions d'euros (contre 4 à 6 millions dans le projet de loi de finances pour 2025) sont nécessaires pour leur mise en oeuvre. Nous souhaitons donc par cet amendement garantir l'affectation de ces crédits.

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Transmis au Sénat depuis le 13 octobre 2026

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  1. 11 août 2026Assemblée (1re lecture) : dépôt du texte
  2. 16 sept. 2026Assemblée (1re lecture) : examen en commission
  3. 17 sept. 2026Assemblée (1re lecture) : examen en commission
  4. 21 sept. 2026Assemblée (1re lecture) : examen en commission
  5. 22 sept. 2026Assemblée (1re lecture) : examen en commission
  6. 23 sept. 2026Assemblée (1re lecture) : examen en commission
  7. 1 oct. 2026Assemblée (1re lecture) : examen en commission
  8. 1 oct. 2026Assemblée (1re lecture) : discussion en séance publique
  1. 2 oct. 2026Assemblée (1re lecture) : discussion en séance publique
  2. 5 oct. 2026Assemblée (1re lecture) : discussion en séance publique
  3. 6 oct. 2026Assemblée (1re lecture) : discussion en séance publique
  4. 7 oct. 2026Assemblée (1re lecture) : discussion en séance publique
  5. 9 oct. 2026Assemblée (1re lecture) : discussion en séance publique
  6. 13 oct. 2026Assemblée (1re lecture) : discussion en séance publique
  7. 13 oct. 2026Assemblée (1re lecture) : texte adoptée
  8. 13 oct. 2026Sénat (1re lecture) : dépôt du texte

Signataires

Auteur·e 1 Texte dans le sens de la cause

Cosignataires 69 Texte dans le sens de la cause

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